
Le Centre Africain des Recherches et Études Stratégiques (ACRESS) a pris part aux sessions et ateliers de la 12e édition du Forum Urbain Mondial (FUM12) « The 12th World Urban Forum (WUF12) » tenu au Caire, en Égypte, du 4 au 8 novembre.
Les sessions du Forum ont mis en lumière plusieurs thématiques essentielles liées au développement urbain, en insistant sur les nouvelles approches à considérer lors de l’élaboration des plans de développement des villes et des zones urbaines à travers le monde.
Cette édition avait pour slogan :) « Tout commence à la maison : Des actions locales pour des villes et des communautés durables ».
En effet, l’équipe d’ACRESS a participé à un atelier réunissant de discussions approfondies entre experts, universitaires et représentants de centres de recherche et de réflexion provenant des cinq continents. Ces participants étaient membres du réseau mondial des universités et centres de recherche des Nations Unies (Habitat UNI – UN-Habitat Global Network of Universities). Les échanges ont porté sur de nombreux sujets liés au développement urbain.
Concernant l’Afrique, des recommandations majeures ont été formulées, mettant en avant l’importance d’impliquer activement les communautés locales dans les processus de recherche et d’études au sein des sociétés africaines.
Des expériences concrètes utilisant cette approche participative ont été présentées, illustrant leur efficacité pour répondre aux besoins spécifiques des populations locales.
Rencontres bilatérales pour une coopération future
En marge du forum, Dr. Ghada Fouad, directrice d’ACRESS, a tenu plusieurs rencontres stratégiques pour établir des collaborations futures avec des institutions et organisations de recherche internationales présentes à l’événement. Parmi celles-ci :
- The London Interdisciplinary School, basée à Londres.
- Lincoln Institute of Land Policy.
- Le représentant de la Banque Islamique de Développement.
- African Cities Research Consortium.
- UK Government Centers of Expertise.
- Et plusieurs autres institutions africaines et internationales, notamment issues du Nigéria, du Sénégal, de la Zambie et de la Guinée.
Discussions sur la qualité de vie
Lors d’une session organisée en marge du forum sur le thème de la qualité de vie, les intervenants ont souligné l’importance d’un urbanisme inclusif répondant aux besoins des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, ainsi que des infrastructures adaptées aux enfants dans les écoles.
Une recommandation clé formulée par le Centre a mis l’accent sur l’importance de renforcer les interactions sociales entre les résidents. Cela permettrait de prévenir des problèmes tels que l’isolement, qui peut conduire à des cas de suicide ou à des maladies liées à la solitude. À cet égard, le Centre a préconisé l’organisation de rencontres communautaires régulières, de préférence dans des espaces ouverts, pour favoriser l’intégration sociale.
Par ailleurs, il est essentiel d’impliquer activement les individus et les communautés locales dans le processus de prise de décision, en recueillant et en intégrant leurs opinions dans les plans d’action. Une approche globale liant l’urbanisme, les soins de santé et le bien-être général des populations est nécessaire pour garantir des résultats durables et inclusifs.
L’art durable comme vecteur de développement
Le Centre a également participé à une session dédiée à l’art durable, en présence du Dr Ahmed Rizk, directeur du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) en Égypte, de Mme Maya Morsy, ministre égyptienne de la Solidarité sociale, et de Dr Hala El-Said, ancienne ministre égyptienne de la Planification et du Développement économique.
Les discussions ont mis en avant l’importance de créer des œuvres artistiques de valeur à partir de matériaux recyclés. À cette occasion, une initiative innovante portée par l’artiste plasticienne Dr Randa Fouad a été présentée.
L’un des points marquants de cette session a été l’intervention de Mme Maya Morsy, qui a souligné la nécessité d’augmenter le nombre de crèches en Égypte, actuellement limité à seulement 8 %. Cette initiative vise à faciliter la participation des femmes au marché du travail en leur offrant des solutions sûres pour la garde de leurs enfants pendant leurs heures de travail.