Œil sur l’Afrique n°16

Œil sur l’Afrique n°16

Le Burkina, le Mali et le Niger quittent officiellement la CEDEAO

Mardi 4 février 2025

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont quitté officiellement ce mercredi 29 janvier, la Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) après plus d'une année de fortes tensions diplomatiques.

Dans un communiqué publié mercredi, l’organisation régionale : la (CEDEAO) a décidé de maintenir ses portes ouvertes au dialogue.

La rupture a été consommée après le coup d'État au Niger, en juillet 2023, quand la CEDEAO avait menacé d'intervenir militairement pour rétablir le président déchu et imposé de lourdes sanctions économiques à Niamey, aujourd'hui levées.

La CEDEAO a notamment demandé à ses pays membres, désormais au nombre de 12, de « reconnaître jusqu'à nouvel ordre les passeports et cartes d'identité nationaux portant le logo de la CEDEAO détenus par les citoyens » des pays sortants.

Ces derniers devraient pouvoir continuer « à jouir, jusqu'à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d'établissement sans visa, conformément aux protocoles de la CEDEAO en la matière », stipule le communiqué.

Les échanges de biens et de services entre les pays sortants et les pays membres pourront également se poursuivre selon les règles en vigueur de l'institution.

Ces mesures seront valables jusqu'à l'adoption « des modalités complètes de nos relations futures avec les trois pays » selon le communiqué.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, désormais unis dans une confédération, l'Alliance des États du Sahel (AES), accusent la CEDEAO d'avoir imposé à leur encontre des sanctions « inhumaines, illégales et illégitimes » après les putschs qui les ont portés au pouvoir.

Ils estiment aussi que l'organisation ouest-africaine ne les a pas suffisamment aidés à lutter contre les violences jihadistes et qu'elle est inféodée à la France.

Dans la sous-région, le Togo et le Ghana ont déjà amorcé une normalisation de leurs relations avec les pays de l'AES.

RD Congo : 700 morts dans les combats à Goma depuis dimanche selon l'ONU

Mardi 4 février 2025

Au moins 700 personnes ont été tuées et 2800 blessées lors des combats pour le contrôle de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) entre dimanche et jeudi, a indiqué vendredi un porte-parole de l'ONU.

"L'Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires, avec le gouvernement, ont mené une évaluation, entre le 26 janvier et hier, et rapportent que 700 personnes ont été tuées et 2800 blessées", a déclaré Stéphane Dujarric, estimant que ces chiffres "devraient augmenter".

A Goma, ville du Nord-Kivu conquise cette semaine par le groupe armé M23 et l'armée rwandaise, "la situation reste tendue et volatile, avec des tirs occasionnels", mais la situation est globalement plus calme, a commenté de son côté le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix lors d'une conférence de presse, soulignant les problèmes causés par les munitions non explosées après plusieurs jours de combat. Il s'est d'autre part inquiété de l'avancée du M23 et des forces rwandaises désormais vers le sud, vers la grande ville de Bukavu dans le Sud-Kivu.

L'armée ougandaise (UPDF) a annoncé qu'elle allait "renforcer ses défenses" dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où le groupe armé M23 mène une offensive avec l'armée rwandaise.

Dans un communiqué, l'UPDF a déclaré qu'elle "adoptera une posture défensive avancée (...) jusqu'à ce que la crise soit passée" et précise que l'objectif est "de dissuader et d'empêcher les nombreux autres groupes armés négatifs opérant dans l'est de la RDC d'exploiter la situation, et de protéger et de sécuriser les intérêts de l'Ouganda."

Le ministre provincial de l'Intérieur, Murhula Albert Kahasha était présent pour l'occasion. Il a indiqué que les nouvelles recrues recevront "une formation idéologique d'urgence", sans plus de précisions.

"Ils seront rassemblés par groupes de cinq ou six sous l'encadrement d'un inspecteur et rejoindront dans moins de quatre jours le front dans le territoire de Kalehe", au nord de Bukavu, assure-t-il.

L'ONU a exprimé vendredi son inquiétude face aux violences généralisées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) où le conflit entre l'armée congolaise et le groupe armé antigouvernemental du M23 s'accompagne de nombreux viols et exécutions sommaires.

La prise de la majeure partie de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, par le M23 en début de semaine marque une escalade dramatique dans une région meurtrie par des décennies de conflits impliquant de multiples groupes armés.

Zimbabwe : Un sommet extraordinaire des dirigeants de la SADC pour discuter de la situation actuelle dans l'est de la RDC

Mardi 4 février 2025

Un sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) devrait débuter vendredi après-midi à Harare au Zimbabwe, consacré à la situation dans l'est de la République démocratique du Congo, après l'offensive éclair du M23 soutenu par le Rwanda.

En effet, plusieurs chefs d'Etat ont fait le déplacement, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa avec son ministre de la Défense et celui des Affaires étrangères, mais pas le président congolais Tshisekedi qui doit y assister par visioconférence depuis Kinshasa.

Le sommet de l'organisation régionale "explorera les moyens de renforcer les efforts régionaux en soutien à la RDC, afin de parvenir à une paix et une sécurité durables", selon un communiqué du bureau du président du Botswana, Duma Boko, présent lui-aussi au sommet.

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, qui dirige le groupe de défense de la SADC, est arrivée tôt vendredi à Harare, a annoncé le gouvernement zimbabwéen, tout comme le ministre des Affaires étrangères de l'Angola qui est arrivé sur place selon un communiqué angolais et qui représentera le président angolais Joao Lourenço, absent.

Médiateur désigné par l'Union africaine dans le conflit, le chef d'Etat angolais a de nouveau exhorté vendredi les dirigeants du Rwanda et de la RDC à reprendre les négociations en vue d'une rencontre à Luanda "de toute urgence".

Pour sa part, la France a appelé les forces rwandaises à "quitter instamment" la République démocratique du Congo et le groupe armé M23 qu'elles soutiennent à "se retirer immédiatement des territoires dont il a pris le contrôle", a affirmé jeudi 30 janvier le ministère des Affaires étrangères.

"La souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC ne sont pas négociables", a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie française Christophe Lemoine, selon qui le ministre Jean-Noël Barrot est attendu à Kigali après s'être rendu à Kinshasa.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé jeudi à Kigali, au Rwanda, après une première étape à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Ces visites interviennent quelques jours après l'offensive des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, à Goma, principale ville de l'est du pays.

Le ministre français des Affaires étrangères demandera "le retrait des troupes rwandaises" de l'est de la RD Congo, où elles participent à une offensive au côté du groupe armé antigouvernemental M23, selon les services de Jean-Noël Barrot.

La visite de Jean-Noël Barrot dans les deux pays intervient alors que le conflit dans l'est de la RD Congo a pris un nouveau tournant avec la prise de Goma, au risque d'une escalade régionale.

Tchad : Succès Masra prêt à travailler avec Mahamat Idriss Déby 

Mardi 4 février 2025

Au Tchad, le président des Transformateurs, Succès Masra, a répondu favorablement à la « main fraternelle » tendue par le président Déby Itno, se disant « prêt à œuvrer dès demain avec le Président de la République pour apporter notre contribution politique au service du peuple tchadien ».

L’opposant tchadien Succès Masra a annoncé mardi sa reconnaissance des résultats des récentes élections présidentielle, législatives et locales au Tchad. Dans une allocution diffusée mardi en direct sur Facebook, l’ancien Premier ministre de transition a déclaré « prendre acte des résultats » et a réaffirmé sa « confiance dans les institutions républicaines et au Président ainsi élu, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno ».

Arrivé deuxième à la présidentielle de mai 2024 avec 18 % des voix selon les résultats officiels, Succès Masra avait revendiqué la victoire avant de boycotter les élections législatives et locales du 29 décembre.

Succès Masra avait occupé le poste de Premier ministre de transition après la signature de l’Accord de Kinshasa en novembre 2023, avant d’être démis de ses fonctions en mai 2024.

Le Sénégal entame les premières discussions avec l’UE sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye

Mardi 4 février 2025

Premières discussions politiques entre le Sénégal et l’Union européenne (UE) depuis l’installation des nouvelles autorités en avril dernier. Mardi 28 janvier, plusieurs membres du gouvernement sénégalais ont rencontré les ambassadeurs européens pour parler de la suite de leur partenariat. Au menu : la compétitivité de l’économie sénégalaise et les investissements européens.

Premier partenaire économique et financier du pays, l’Europe au Sénégal c’est aussi un contributeur substantiel au développement. L’UE contribue avec 328 milliards de francs CFA de dons depuis 2021 et jusque 2027, a rappelé le représentant de l’UE au Sénégal, Jean-Marc Pisani.

De son côté, la ministre sénégalaise des Affaires étrangères Yassine Fall a rappelé les priorités du Sénégal dans sa coopération avec l’Europe : « D’abord, un partenariat qui puisse donner des résultats par rapport à l’emploi, par rapport à l’échange de technologies, qui puisse aussi faire en sorte que les entreprises sénégalaises, comme les entreprises des partenaires, se retrouvent dans la création d’emplois, dans l’agenda Sénégal 2050. »

L’emploi est la première urgence des nouvelles autorités, en raison d’un taux de chômage à plus de 20 %. Un forum de l’investissement doit se tenir en avril prochain, a promis la ministre des Affaires étrangères. Cela alors qu’une réunion doit se tenir dès mercredi 5 février sur les difficultés liées à l’obtention de visas européens pour les Sénégalais.

La Belgique soutient l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara

Mardi 4 février 2025

Le ministre belge des Affaires étrangères, Bernard Quintin est arrivé au Maroc pour une visite de 2 jours. Cette visite vise à approfondir la coopération bilatérale et à aborder des dossiers régionaux et internationaux d’intérêt commun, ainsi que les conflits régionaux et internationaux.

Outre la question du Sahara, les discussions portent sur des enjeux sécuritaires, la lutte contre le terrorisme, la gestion migratoire et les perspectives économiques entre les deux pays.

La Belgique, qui entretient des relations diplomatiques solides avec le Maroc, s’inscrit ainsi dans une dynamique européenne où plusieurs partenaires ont révisé leur approche à l’égard du différend saharien.

À l’issue d’un entretien avec son homologue marocain Nasser Bourita, le chef de la diplomatie belge a affirmé avoir pu « comprendre les tenants et aboutissants du plan d’autonomie et mesurer l’importance existentielle de cette question pour le Maroc ».

« Certains partenaires européens et internationaux importants ont évolué dans leur position », a reconnu Bernard Quintin, laissant entendre que Bruxelles et Rabat continueront d’entretenir un « dialogue constructif » sur cette question.

En outre, cette visite intervient dans un contexte marqué par un glissement progressif des positions européennes sur la question du Sahara. Alors que plusieurs États, notamment l’Espagne et l’Allemagne, ont officiellement soutenu l’Initiative marocaine d’autonomie, d’autres pays semblent adopter une posture plus pragmatique en faveur de cette solution, perçue comme un gage de stabilité pour la région.

Dans ce cadre, la Belgique réaffirme sa volonté d’accompagner les efforts diplomatiques du Maroc et de renforcer la concertation sur les enjeux géopolitiques communs. Ce rapprochement entre Rabat et Bruxelles illustre une coopération bilatérale qui ne cesse de se consolider, portée par des intérêts stratégiques partagés et une convergence croissante sur les grands dossiers internationaux.

Alors que la diplomatie marocaine poursuit son offensive en faveur d’un soutien élargi à son initiative d’autonomie, la prise de position belge conforte la dynamique enclenchée par le Royaume sur la scène internationale. Une reconnaissance qui s’ajoute à celles de nombreux pays, renforçant ainsi la crédibilité de la solution marocaine face aux défis régionaux et aux exigences de la communauté internationale.

AES : le Niger célèbre le 1er anniversaire de son départ de la CEDEAO

Mardi 4 février 2025

Ce mardi 28 janvier, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Niamey (la capitale) et dans d'autres villes du Niger pour commémorer le premier anniversaire du retrait de trois pays de la Confédération Alliance États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Organisée par le Mouvement M62, cette manifestation a réuni des membres du gouvernement, des acteurs de la société civile et des citoyens ordinaires.

Kadidja Alkassoum, actrice de la société civile, a encouragé d'autres nations à suivre l'exemple de l'AES, soulignant la détermination de l'organisation à poursuivre ses objectifs avec le soutien du peuple.

Pour les autorités de Niamey, cette journée marque un tournant décisif. Abdou Assaoumane Harouna, Gouverneur de Niamey, a affirmé : "Nous sommes dans la Confédération AES où désormais la tolérance, la conciliation, l'acceptation de l'autre et le développement harmonieux vont guider chacun de nos pas."

En parallèle, l'AES a annoncé son projet de lancement d'un passeport commun pour ses trois pays membres, renforçant encore l'intégration régionale.

L’Algérie réclame une révision de son accord d’association avec l’Union européenne

Mardi 4 février 2025

L’Algérie réclame une révision de son accord d’association avec l’Union européenne (UE), a déclaré le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, en conseil des ministres, selon un communiqué diffusé dimanche 26 janvier. La révision de cet accord « ne résulte pas d’un conflit, mais vise à soutenir les bonnes relations entre l’Algérie et l’UE en tant que partenaire économique sur la base du principe gagnant-gagnant », a-t-il souligné.

La révision de l’accord « s’impose au regard de la réalité économique actuelle, sachant qu’à son entrée en vigueur, en 2005, les exportations de l’Algérie étaient basées principalement sur les hydrocarbures », a précisé le président algérien. « Aujourd’hui, nos exportations hors hydrocarbures se sont diversifiées et étendues à d’autres domaines, notamment la production agricole, les minerais, le ciment et les produits alimentaires et autres », a-t-il ajouté.

Mi-juin, Bruxelles a annoncé avoir ouvert une procédure de règlement des différends à l’encontre de l’Algérie, accusée de restreindre depuis 2021 les exportations et investissements de l’UE dans le pays, et a réclamé des consultations avec les autorités algériennes. Les mesures restrictives introduites par Alger violent ses engagements pris dans le cadre de l’accord d’association UE-Algérie, a considéré l’Union européenne. Cet accord a été signé en 2002 et est entré en vigueur en 2005. Il établit un cadre de coopération dans tous les domaines, y compris le commerce.

L’UE est le plus grand partenaire de l’Algérie et représentait environ 50,6 % du commerce international du pays en 2023. Ces dernières années, la valeur totale des exportations de l’UE vers l’Algérie a régulièrement diminué, passant de 22,3 milliards d’euros en 2015 à 14,9 milliards d’euros en 2023, selon la Commission européenne.

Présidentielle au Cameroun : les chefs traditionnels apportent leur « soutien » au président Paul Biya

Mardi 4 février 2025

Au Cameroun, à dix mois de l'élection présidentielle prévue en octobre prochain, le Conseil des chefs traditionnels qui regroupe en son sein près d'un millier de chefs issus des dix régions du pays, a apporté son soutien à la candidature du président Paul Biya à cette élection. « Un soutien ferme et définitif », ont affirmé les chefs.  Et ce, au moment où cette question de la candidature de Paul Biya, 92 ans cette année, dont 42 au pouvoir, divise l'opinion publique camerounaise.

En effet, les travaux des chefs traditionnels, tenus au palais des Congrès de Yaoundé, ont rassemblé, selon les sources du ministère de l’Administration territoriale, trois cents Autorités traditionnelles issues des quatre aires géographiques et culturelles du pays. 

Apres l’élection du nouveau bureau de cette institution qui date de 15 ans, les chefs élus se sont attelés à la formulation de leur soutien au président Paul Biya.

« C'est un homme d'expérience et il connaît le Cameroun mieux que personne », a notamment souligné Sa Majesté Guy Tsala Ndzomo, le nouveau chef élu de ce Conseil des chefs traditionnels.

De son côté, Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, qui présidait les travaux, a promis de porter cette déclaration au président Paul Biya.

Sommet africain de l’énergie : libérer le potentiel de l’Afrique

Mardi 4 février 2025

Le sommet africain de l’énergie mission300 s’est ouvert à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour tenter d’accélérer l’accès a l’électricité pour 300 millions de personnes d’ici a 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.

En effet, Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées. Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.les dirigeants africains réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie, se concentrent sur la libération du potentiel énergétique du continent à l’occasion du Sommet africain de l’énergie de 2025.

Ce sommet, organisé par le gouvernement de Tanzanie, l’Union africaine, le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, du 27 au 28 janvier, est considéré comme un événement crucial pour remédier au déficit énergétique de l’Afrique.

L’ordre du jour du sommet comprend l’adoption de la Déclaration de Dar es Salaam sur le Sommet des chefs d’État africains sur l’énergie et du Pacte africain sur l’énergie.

« Le sommet est une opportunité pour les gouvernements, les dirigeants du secteur privé, les partenaires de développement et la société civile de faire progresser l’objectif ambitieux de fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes d’ici 2030, connu sous le nom de Mission 300 », indique la Banque mondiale sur son site Web.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.Le Sommet africain de l'énergie Mission 300 s'est ouvert à Dar es-Salaam pour tenter d'accélérer l'accès à l'électricité pour 300 millions de personnes d'ici à 2030. La BAD souligne l’importance d’atteindre même les zones les plus reculées.

Des dirigeants de haut rang, dont le président nigérian Bola Tinubu et le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, ont rejoint les ministres et les représentants du secteur privé présents au Sommet africain de l’énergie Mission 300 pour discuter du rôle transformateur de l’énergie dans le développement de l’Afrique.

De son côté, le Dr Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), a appelé à des investissements urgents dans les infrastructures énergétiques, soulignant leur rôle essentiel dans la croissance économique et la création d’emplois.

« L’accès universel à l’électricité alimente les industries, crée des emplois et transforme les économies », a-t-il déclaré, soulignant que l’énergie est l’épine dorsale du progrès de l’Afrique.

Les obstacles financiers à l’accès universel à l’électricité ont été un thème récurrent. En effet, plusieurs dirigeants ont appelé à des partenariats mondiaux plus solides et à un financement accru pour surmonter ces défis.

Un cadre général devait être signé mardi, celui-ci guidera les investissements et les réformes énergétiques au cours des cinq prochaines années, en décrivant les politiques et les stratégies pour un accès durable à l’énergie sur tout le continent.

Le président tchadien salue le "départ définitif et complet" de l'armée française

Mardi 4 février 2025

L'état-major de l’armée tchadienne a annoncé, jeudi 30 janvier, au matin la rétrocession de la base d’Adji Kosseï à Ndjamena. En effet, les 180 derniers militaires français ont quitté le sol tchadien dans la journée.

Une cérémonie en petit comité, entre militaires français et tchadiens, s’est déroulée loin des caméras ce jeudi matin au sein de la base d’Adji Kosseï de Ndjamena. Le général Daoud, chef d’état-major général des armées, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement pour l’Afrique de l’armée française, ont pris la parole, avant que le drapeau français ne soit baissé et la clé de la base rendue.

Cette rétrocession « vient boucler définitivement la présence des Forces françaises au Tchad » et cela « conformément à la volonté des hautes autorités » tchadiennes, a précisé le directeur de communication de l’armée dans ce communiqué publié ce matin. C’est la dernière - et la plus grande - des trois bases militaires françaises qui a été rendue hier aux Tchadiens.

Les deux autres, celles de Faya-Largeau et d’Abéché, ont été rendues respectivement les 26 décembre et 11 janvier après un coup d’envoi donné par le départ des avions de combats Mirage 2000 début décembre.

Tout avait commencé le 28 novembre, lorsque le ministre tchadien des Affaires étrangères avait publié une déclaration rompant l'accord de défense avec Paris signé en 1976.

En outre, le président Mahamat Idris Déby avait fait savoir qu’il souhaitait réorienter la coopération avec la France vers des domaines qui correspondent aux intérêts du peuple tchadien.

Par ailleurs, le président tchadien Mahamat Idriss Deby a salué vendredi le "départ définitif et complet" des forces françaises stationnées au Tchad au cours d'une cérémonie organisée à N'Djamena pour ce retrait "historique" marquant aussi la fin de la présence française au Sahel.

"Nous ne rompons pas notre relation avec la France mais nous mettons un terme à la dimension militaire de cette coopération", a déclaré le chef de l'Etat devant des militaires tchadien et devant le corps diplomatique, sur la base où flottait le seul drapeau tchadien.

Ce départ marque la fin d'une longue histoire remontant à l'arrivée des troupes coloniales françaises au Tchad en 1900, avec une présence militaire maintenue après la décolonisation en 1963.

C'est un événement "exceptionnel", selon le maréchal Deby. "Nous devons construire une armée encore plus forte, mieux équipée" et "forger de nouvelles alliances basées sur le respect mutuel et sans perdre de vue les exigences de l’indépendance et de la souveraineté", a-t-il ajouté.

Le dernier avion français a décollé jeudi après-midi de la base de Kossei à 15h50, selon les autorités tchadiennes.

Tchad : Mahamat Idriss Déby devient président national du parti au pouvoir

Mardi 4 février 2025

Le 13e congrès du Mouvement patriotique du salut (MPS) s’est tenu mercredi 29 janvier au palais des arts et de la culture de N’Djamena. Mahamat Idriss Déby, jusque-là président d’honneur, est désigné, à l'unanimité par la direction du parti, président national du parti au pouvoir MPS.

En effet, il était jusque-là président d'honneur. « Au lieu que ce soit une présidence d’honneur, les militants et militantes ont intégré le concept du président du parti. Camarade Président, vous pouvez prendre toutes les décisions qui s’imposent pour le bon fonctionnement et la bonne organisation de notre parti », déclare Haroun Kabadi, cadre historique du MPS.

Après avoir remporté les dernières élections, la présidentielle, les législatives, les municipales et les provinciales, le parti au pouvoir depuis 30 ans dit vouloir s’inscrire dans une dynamique de réformes pour répondre à « l’envie de changement exprimée par les Tchadiens. »

Par ailleurs, l'implication du président Mahamat Idriss Déby au sein du MPS est critiquée par une partie de l'opposition qui évoque l'article 77 de la constitution. Celui-ci interdit au chef de l'État d'exercer des fonctions au sein d'un parti politique.

En Guinée, le porte-parole du gouvernement émet des doutes sur l’organisation de la présidentielle en 2025

Mardi 4 février 2025

Le porte-parole du gouvernement guinéen dirigé par la junte a émis, jeudi 30 janvier, des doutes sur la possibilité d’organiser une élection présidentielle cette année, après que les dirigeants militaires ont évoqué des scrutins avant la fin de 2025.

La junte, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 2021, s’était initialement engagée à organiser un référendum constitutionnel et à transférer le pouvoir à des civils élus avant la fin de 2024, mais aucune de ces promesses n’a été tenue.

Le chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya, avait déclaré dans son discours du Nouvel An que 2025 serait « une année électorale cruciale pour achever le retour à l’ordre constitutionnel ».

Au début de janvier, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, avait fait savoir que le pays pourrait organiser des élections présidentielle ou législatives cette année, après un référendum qui se tiendrait « probablement en mai ». Mais MDiallo a déclaré jeudi qu’il serait « impossible de réaliser toutes les élections en 2025 ».

Il a précisé que le processus débuterait par un référendum constitutionnel qui aurait lieu « avant la fin du premier semestre ». « Si [le scrutin] devait être séquentiel, ça veut dire qu’on ne peut pas faire toutes les élections en 2025 », a déclaré MDiallo devant des journalistes au cours d’un déjeuner de presse, ajoutant qu’il y en avait « plusieurs » à organiser.

Le General Doumbouya, qui a depuis prêté serment comme président, a réitéré à plusieurs reprises son engagement à ne pas se présenter.

L’opposition et la société civile guinéennes ont critiqué l’exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir par la junte et appelé à plusieurs reprises au retour à un régime civil.